Décidément, le débat sur le sujet 2035 au sein de l’Union européenne continue de poser question. Pourtant, les dirigeants européens se sont entendus en décembre pour amender cet objectif qui prévoyait 100 % de véhicules électriques sur le marché du neuf dans moins de dix ans. Mais le terrain de jeu s’est, cette fois, déplacé au sein du Parlement européen. L’idée de ce texte, très naturellement soutenu par les grands constructeurs, est en effet d’obtenir de nouveaux aménagements sur cet objectif. Et le dernier rapport sur le sujet, confié au premier parti au sein du Parlement européen (le PPE) préconise que le taux d’émission de CO2 soit ramené à 90 % pour les voitures particulières et à 80 % pour les utilitaires. De même, certains carburants dits durables, comme notamment les carburants de synthèse et l’acier vert pourraient entrer en ligne de compte pour assurer cet objectif.
Les constructeurs regroupés au sein de l’ACEA sont donc anges. Dans un communiqué publié pour l’occasion, ils déclarent : « le texte du rapporteur du Parlement européen sur la révision de la réglementation relative aux émissions de CO2 des voitures et des camionnettes, publié aujourd’hui, constitue une étape importante vers un cadre plus équilibré et réaliste, reflétant mieux les réalités du terrain et les défis majeurs auxquels est confronté le secteur automobile. »
On se dirige donc gentiment vers une décarbonation raisonnée et raisonnable, hors des dogmes, et réclamée par une majorité d’européens -dont nous sommes-; ce pour décarbonater tout en favorisant concomitamment la recherche et la préservation de ce qu’il reste de notre industrie automobile pourvoyeuse de millions d’emplois sur le vieux continent !



