… Et ce n’est pas prêt de s’arrêter avec les interdictions et autres limitations qui vont fleurir en ce printemps électoral municipal !
Alors que la voiture reste centrale dans le quotidien des Français (aux alentours de 80 %…), se garer devient une source de stress permanent. D’après une récente étude menée par Ipsos* pour Yespark, spécialiste du stationnement digital, la majorité des automobilistes utilisent leur véhicule plusieurs fois par semaine, voire chaque jour, mais peinent à trouver des solutions de stationnement adaptées à leurs usages et à leur budget. C’est ainsi que 67 % des automobilistes jugent qu’il est plus compliqué de se garer en ville qu’avant.
À la recherche d’une place dans la rue
au moins une fois par semaine.
Alors que 87% des conducteurs utilisent leur véhicule quotidiennement ou presque, et que la voiture demeure indispensable pour une diversité d’usages (courses, loisirs, vacances, travail, etc.), la majorité d’entre eux s’accordent à dire que se garer en ville est devenu plus complexe qu’il y a cinq ans. Les besoins de stationnement sont fréquents : 49 % des répondants cherchent une place en voirie régulièrement (23 % une à deux fois par semaine, 15 % trois à cinq fois par semaine et 11 % tous les jours, voire plusieurs fois par jour).
Si la majorité des automobilistes indiquent trouver une place en moins de 30 minutes, la situation se complique nettement en centre-ville. Dans les zones les plus denses, 25 % des répondants déclarent mettre plus de 30 minutes pour se garer, alors qu’ils sont 90 % à trouver une place en moins de 30 minutes en zone résidentielle et 85 % en périphérie urbaine. Et les services nécessitant une réservation ne sont pas encore entrés dans les habitudes : seuls 10 % des répondants déclarent disposer d’un abonnement mensuel pour la location longue durée d’une place, et 9 % réservent leur stationnement à l’avance via une application ou en ligne.
Budgets serrés…
et amendes à tout va !
Pour 67 % des répondants, les dépenses mensuelles liées au stationnement sont inférieures à 20 euros. En région parisienne, la situation est plus contrastée : 35 % ne paient rien, 35 % dépensent moins de 20 euros, 18 % entre 20 et 50 euros, et 13 % plus de 50 euros. Pour 67 % des répondants, se garer en ville est plus compliqué qu’avant. Le stationnement devient une véritable source de tension au quotidien. Deux tiers des automobilistes se garant régulièrement en voirie, soit 66 %, estiment que la recherche d’une place génère du stress dans leurs déplacements de tous les jours. Ce niveau de stress augmente encore dans les situations occasionnelles (sorties, événements, visites ponctuelles) touchant 78 % des répondants. Cette difficulté à se projeter en ville avec sa voiture a des conséquences directes sur les comportements des automobilistes. Plus d’un conducteur sur deux, soit 51 %, déclare avoir déjà fait le choix de ne pas prendre sa voiture par peur de ne pas pouvoir se garer une fois sur place.

Plein d’idées et beaucoup
de controverses…
À moins quelques jours de l’ouverture des élections municipales, le stationnement redevient un sujet important : places en voirie, circulation, accès aux commerces, parkings relais, sécurité, prix… Tout est bon !
Près de la moitié des automobilistes (46 %) estiment que les villes devraient limiter le stationnement dans la rue, tandis qu’un tiers seulement accepte cette réduction de façon ciblée, dans certaines zones. C’est donc là un sujet très clivant. Dans ce contexte, les parkings relais apparaissent comme un compromis susceptible de rassembler largement. Trois conducteurs sur quatre estiment qu’ils pourraient contribuer à réduire les embouteillages.
Autre enseignement de l’étude : les automobilistes identifient un gisement de stationnement aujourd’hui sous-exploité, celui des parkings souterrains privés (bureaux, résidences). Ils sont 67 % à estimer qu’ils devraient être ouverts au public. Mais pour que cette ouverture fonctionne réellement, deux freins majeurs restent à lever : le prix (64 % des répondants), et la sécurité (34 %).
Bref, pour encourager l’usage des parkings (privés comme publics), trois leviers ressortent très clairement :
- un tarif attractif (42 %),
- une sécurité renforcée (37 %)
- une accessibilité 24/7 (35 %).
D’ici 2036, les Français envisagent ainsi une mobilité profondément transformée, avec moins de voitures individuelles et un recours accru au covoiturage ou aux transports publics. Dans ce sens, le stationnement devient un véritable outil d’aménagement et de pilotage de la mobilité, au même titre que les transports et la circulation.
- Source : étude Yespark – Ipsos .



