Périodes électorales obligent, l’automobile devrait être moins matraquée fiscalement que prévu, y compris pour les véhicules à usage professionnel…
Dans le budget 2026 finalement adopté à l’Assemblée nationale les automobilistes peuvent constater que grâce aux amendements adoptés in extremis pour garantir le passage du 49.3 quelques hausses de taxes (sur le superéthanol 85, sur le malus écologique et sur le malus au poids) ont été abandonnées, pour cette année. Dans ce budget, les automobilistes auront donc échappé de justesse à quelques hausses de taxes :
– La taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques (pour les entreprises) augmente cependant dès 2026. Elle passe à 130 euros pour les véhicules de catégorie 1 (gaz, hybride et essence Euro 5 et 6), contre 100 euros jusque-là, et à 650 euros pour les véhicules les plus polluants (vignettes Crit’Air jaunes, oranges, bordeaux, grises et non classés), contre 500 euros actuellement. Le barème évoluera également en 2027, à 160 euros pour les modèles de catégorie 1 et à 800 euros pour les autres.
– Le Superéthanol E85 connait lui, un sursis : La fiscalité sur le carburant superéthanol E85 devait passer de 12 centimes le litre à 52 centimes en 2028. Cela ne sera pas le cas et plus de 400 000 automobilistes vont pouvoir y échapper pour cette fois. Car le Superéthanol E85 est en partie décarbonée puisque constitué d’essence mélangé avec une grande quantité d’alcool d’origine agricole. Son prix était ainsi de l’ordre de 0,78 centimes d’euro le litre au cours des derniers jours.
Malus CO2
et malus au poids
– Sur le Malus CO2, un petit geste qui ne change pas grand-chose. La loi de finances 2025 avait durci le malus CO2 pour les années 2026-2027. Elle est aussi appelée malus écologique. Depuis le 1er janvier 2026, elle s’étale de 50 euros pour les véhicules émettant plus de 108 g/ CO2/km à 80.000 euros, pour ceux émettant plus de 191 g. En 2027, le malus commencera à partir de 103 g. La version initiale du budget prévoyait de durcir encore cette trajectoire en 2028, en faisant démarrer le malus à 98 g…

sur le Vieux Continent !
– En plus du malus au CO2, sévit désormais le Malus au poids dont les les véhicules électriques sont encore une fois épargnés. Qui a dit que ce pan du marché n’était pas aidé…. La loi de finances pour 2025 avait prévu d’assujettir à ce malus certains véhicules électriques, les plus lourds considérés comme non écologiques, à partir du 1er juillet 2026. Cela ne sera finalement pas le cas. Idem pour les modèles hydrogène à compter du 1er janvier 2028. Ce dispositif a ainsi été abandonné… tout du moins pour cette année.
Un bonus pour les voitures « made
in Europe » fortement attendu !
Antonio Filosa, DG de Stellantis, et Olivier Blume, PDG de Volkswagen, viennent de réclamer, dans une tribune publiée dans les Échos, la création d’un « bonus CO2 » pour les véhicules fabriqués en Europe. L’objectif étant de garantir « une concurrence loyale » et protéger l’industrie automobile européenne. « Les constructeurs qui produisent majoritairement en Europe, doivent selon eux, bénéficier d’un soutien compensant au moins les surcoûts liés à la localisation », affirment-ils. Si neuf voitures sur dix vendues dans l’UE y sont encore fabriquées, les constructeurs européens subissent une pression concurrentielle croissante, notamment de la Chine, dont les fabricants exportent massivement vers l’Europe à des prix agressifs, avec des réglementations et des normes sociales et humaines plus que discutables, voire inadmissibles.
– Source : Linkedin Actualités…



