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FCA – PSA, les fiançailles !

FCA - PSA, les fiançailles !

FCA (Fiat-Chrysler – Jeep) et PSA (Peugeot, Citroën, Vauxhall, DS et Opel) ont officialisés leurs fiançailles fin octobre dernier.

 

Tandis que Renault tentait de se rabibocher avec Nissan et Mitsubishi dans une Alliance chahutée et que Carlos Ghosn était arrêté puis cantonné au Japon, les pourparlers entre FCA (Fiat-Chrysler Automotive ou Automobile… comme vous voulez) et Renault ont fini par capoter… Et, au profit de qui ? Eh bien du groupe PSA dont le dirigeant n’est autre que Carlos Tavares (remercié lui aussi en son temps par l’autre Carlos, celui de Renault justement). Vous suivez… Aujourd’hui, FCA et PSA viennent donc tout juste d’annoncer officiellement (le 30 octobre dernier) leurs fiançailles sous la forme d’une éventuelle fusion : « L’union des deux groupes regrouperait ainsi les marques Fiat, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall. »

Une fusion à 50-50 !

Beaucoup de marques et de services pour le 4e groupe mondial.

Un projet de fusion déjà commentée, notamment par François de Rugy (ex-président de l’Assemblée nationale et surtout ministre de la transition écologique et solidaire) en ces termes sur Twitter : « Le projet de fusion entre PSA et Fiat Chrysler va permettre d’accélérer la transition écologique de l’automobile vers la voiture électrique et hybride à l’échelle mondiale avec une base européenne forte. »  Tous ces commentaires ont poussé bien malgré lui le groupe PSA à réagir au travers d’un communiqué de presse affirmant que : « Les discussions en cours ouvrent la voie à la création d’un nouveau groupe avec une taille et des ressources d’envergure mondiale, dont le capital serait détenu à 50 % par les actionnaires du Groupe PSA et à 50 % par les actionnaires de FCA. Dans un environnement en mutation rapide, confronté à de nouveaux défis en matière de mobilité connectée, électrifiée, partagée et autonome, la nouvelle entité combinée tirerait parti de son empreinte R&D (Recherche et développement) mondiale et de son écosystème, pour accélérer l’innovation et relever ces défis avec agilité et efficience économique… La nouvelle entité créerait le 4e plus grand constructeur mondial en termes de ventes annuelles (8,7 millions de véhicules). À sa création, les marges de la nouvelle entité seraient parmi les plus élevées des marchés sur lesquelles elle opère, portées par la force de FCA en Amérique du Nord et en Amérique Latine et du Groupe PSA en Europe.… La nouvelle entité permettrait de renforcer les marques respectives des deux groupes dans les segments des berlines de luxe, premium, généraliste, des SUV, et des poids lourds & véhicules utilitaires légers, ce qui les rendrait plus fortes ensemble… L’entité issue de la fusion réunirait les compétences élargies des deux groupes dans les technologies qui construisent la nouvelle mobilité durable, notamment les moteurs électrifiés, la voiture autonome et les technologies digitales et connectées… »

Économies d’échelle

Les synergies annuelles et progressives sont aujourd’hui estimées à approximativement 3,7 milliards d’euros, sans fermeture d’usine, dit-on pour l’instant, en sachant que les syndicats français ont déjà réagi en affirmant qu’il : « s’agit là d’un projet attractif au plan industriel qui implique toutefois une vigilance sociale… Compte tenu des mutations profondes du secteur automobile, notamment les conséquences de la transition énergétique, il est préférable pour un groupe de produire 9 millions de véhicules par an plutôt que 4 . »
La gouvernance de la nouvelle entité serait équilibrée entre les actionnaires et la majorité des administrateurs serait indépendante. Le Conseil d’Administration serait composé de onze membres. Cinq membres du Conseil seraient nommés par FCA (dont John Elkann en tant que président) et cinq membres par Groupe PSA (dont l’administrateur référent et le vice-président). Le CEO serait Carlos Tavares pour une durée initiale de 5 ans et il serait également membre du conseil d’administration.
Et puisque nous y sommes, nous ne manquons pas de faire une dernière suggestion à Carlos Tavares : pourquoi ne pas embaucher Thierry Bolloré, lui aussi écarté du pouvoir chez Renault ? Et puis un rêve, puisque nous ne sommes plus très loin des fêtes de Noël : qu’il nous refasse le génial coup de l’Alpine, en relançant la marque Alfa Romeo sous l’aspect d’un magnifique coupé GTV à la sauce 2022, par exemple ! Après tout, il n’est pas interdit de rêver !